École des amours

École des amours

dimanche 15 janvier 2012

Semaine du 16 au 20 janvier 201

Cette semaine :

Calligraphie :

-Je la laisse libre de choisir le médium qui lui convient davantage pour écrire : feuilles de papier, tableau, sel. Habituellement, naturellement, elle écrit régulièrement dans une semaine sans mon intervention. Je lui propose à l'occasion une lettre ou un chiffre qui lui cause plus de difficulté pour travailler dans le sel, sur le tableau ou sur des feuilles afin d'ancrer le bon sens du tracé, mais jamais de longues séries de lettres interminables entre des lignes minuscules. Pénible! Même-moi, juste à regarder ces pages de calligraphie me décourage.  

Lecture :

-On continue les dictées muettes Montessori. Fin dictée 3 et début dictée 4 puisqu'elle n'a rencontré aucune difficulté pour la dictée 3.
-Son é et è dans le recueil d'activité Raconte-moi les sons. Nous lirons donc également les histoires dans le livre Raconte-moi les sons. Nous l'adorons ce livre!
-Lecture de petites phrases de la série rose Montessori de la boutique Montessori. Exemple : Luc a vu ; Le joli vélo ; Le fil de Léo ; Bébé a bu ; Bébé a bavé sur le col de papa ; Lili a sali la porte, etc. Ma grande aime bien ces petites fiches de lecture où elle s'assoit sur moi et me fait la lecture. :)

Mathématique :

-Serpent positif avec change. Je me suis amusée à me pratiquer à le faire avant la présentation à ma grande, et je me suis bien amusée. :)
-On joue avec notre tableau des symboles pour mieux se l'approprier. Je vais lui demander de me donner un symbole en particulier, par exemple : 4-dix, 200, 9, 3000, etc. Également, je vais mettre quelques symboles dans le mauvais ordre et lui demander de remettre de l'ordre. Finalement, je vais lui donner une étiquette d'un symbole, et elle devra aller me chercher les perles correspondante à cette quantité. Bref, on va jouer à la banque : je te donne un carton de 200, et en échange, tu me donnes deux plaquettes de cent perles pour faire deux cents.
-Petites activités avec les Blocs logiques : Voir ici et ici pour des idées. Ma grande est tombée sur cette boîte cette semaine, et s'est bien amusée d'elle-même à les trier selon une catégorie choisie. 

Vie sensorielle (Montessori)
-Cette semaine, je vais lui présenter le trinôme. Elle a déjà fait le binôme ; qui est en fait inclus dans le trinôme. Je n'aie donc qu'acheté le trinôme, et j'ai fabriqué une petite boîte pour le binôme.
Boîte fait maison
Maintenant que je lui aie montré le binôme, et qui ne lui a présenté aucun défi, mais suscité beaucoup d'intérêt, je vais lui présenter le trinôme. Explication du trinôme et comment faire la présentation ici. 
Explication de la formule mathématique du binôme ici et du trinôme ici. Évidemment, je ne parle pas de tout ça à ma grande ; pour le moment, l'activité est purement sensorielle.  

Culture :
Nous sommes encore dans le thème du temps qui passe. J'ai laissé ce jeu trouvé sur le merveilleux Blog À la douce à la disposition de ma grande si elle désire le reprendre cette semaine. Nous nous amuserons également à faire une petite mise en scène avec les vieilles feuilles du calendrier de l'année passé. Cette semaine, nous les avions étalé sur le sol, et avons marché sur chacun des mois, dans l'ordre, en les nommant.
Cette semaine, nous allons les placer en cercle afin de bien voir l'aspect cyclique des mois qui partent et reviennent. Nous parlerons également plus en détail de chacun des mois. Sur chaque page de calendrier, une petite vignette indique les Fêtes. Donc, en même temps de parcourir les mois, nous discuterons des Fêtes que nous avons célébrez. Nous pourrons aussi parler des saisons, et les vivre (brrr, c'est l'hiver, il fait froid ; oh! allons à la plage, c'est l'été, et il fait tellement chaud, etc...). Bref, on fera du théâtre! :) Également, pour intégrer la notion de la terre qui tourne autour du soleil, nous mettrons un ballon jaune au centre (le soleil), et nous tiendrons un mini globe dans nos mains. Ainsi, nous verrons que la terre a fait un tour autour du soleil durant ces douze derniers mois.

Sciences :
-Il y a bien des chances que ma grande veuille continuer notre petite expérience avec un thermomètre. C'est très simple. On place un thermomètre à divers endroit et on note les résultats.

Ma grande choisit divers endroits et note la température. Elle ne cesse de trouver des endroits à tester, même des plus insolites : on a même pris la température entre deux coussins du divan, sur la sécheuse en marche, sous le divan, donc sur le plancher de bois, etc.) À la fin, nous classerons tous ces dessins de thermomètre du plus froid au plus chaud. 
  
Voilà ce que j'ai prévu. Évidemment, ce n'est qu'un guide pour moi, mais il arrive que ma planification s'en trouve modifiée pour diverses raisons. Je tente de laisser plus de place à la spontanéité des apprentissages, ce qui signifie pour moi de lâché prise sur ce que j'avais prévu afin de suivre le besoin d'apprentissage du moment de ma grande (pas toujours évident pour une fille qui a besoin de structure comme moi :)). Exemple : cette semaine, je pensais lui montrer le serpent positif avec change. J'ai dû prendre le temps de me pratiquer d'abord, et vendredi, j'étais prête à lui montrer, mais pas elle. Elle m'a d'abord dit ne pas avoir envie du serpent aujourd'hui. Pour finalement, me rendre compte qu'elle n'était pas du tout réceptive à aucune activité d'apprentissage, ses besoins se trouvant à ce moment davantage au niveau affectif (il y a des jours comme ça où l'on ne se sent pas au meilleur de sa forme :) J'aurais pu la pousser, insister, mais à quoi bon, elle en aurait retenu quoi de tout ça... Je sentais bien que ce n'était pas par paresse, mais vraiment parce qu'elle n'était pas du tout en état de travailler. Elle a fini par me dire qu'elle avait envie de se reposer. Notre séance de travail s'est écourtée et s'est terminée en séance câlin dans le lit. C'est ce dont elle avait besoin à ce moment! :)  

samedi 14 janvier 2012

Montessori et l'observation

Dans la pédagogie Montessori, l'observation est très importante afin de présenter à l'enfant des activités qui sont au diapason de ses périodes sensibles. Voici un exemple de mon quotidien : 

Ma puce (20 mois) a un casse-tête de bébé à sa disposition depuis longtemps (ceux avec une grosse poignée pour aider à la préhension). Elle ne s'y ait jamais vraiment intéressée ; se contentant d'enlever les pièces. Si je lui suggérais de les mettre dans les bonnes cases, elle essayait rapidement, et n'y parvenait pas. 

Par contre, depuis une semaine, elle s'amusait longuement avec ce casse-tête sur le réfrigérateur.    
Elle pouvait passer de longues minutes absorbée à défaire le casse-tête, remettre les morceaux (n'importe où au départ, l'important pour elle c'est que ça s'emboîte). Puis, peu à peu, elle parvenait à reformer le visage de Babouche. Moi qui attendait qu'elle réussisse les casses-tête simples de bébé avant de lui sortir des casses-tête de plusieurs morceaux, j'ai finalement décidé de tenter l'expérience en lui sortant un casse-tête en bois de 4 morceaux pour voir puisqu'elle semble plus intéressée par ce type de casse-tête. Et bien, j'ai bien observé. En effet, même si elle n'arrivait pas à faire les casses-tête à un morceau, son intérêt était ailleurs... En effet, depuis que j'ai sorti ce casse-tête de 4 morceaux (en fait 2 - un chat et une souris puisqu'il est recto-verso), elle ne cesse de le faire et le refaire. Et j'observe les manifestations tant lu dans les livres de Maria Montessori : lorsqu'on présente à l'enfant une activité qui répond pleinement à sa période sensible, l'enfant répète l'activité inlassablement (ma puce peut faire 15 fois de suite le même petit casse-tête à 4 morceaux sans se lasser) et est totalement concentré (peut importe ce qui se passe autour d'elle, elle n'a de yeux que pour son casse-tête). Depuis que j'ai sorti ce casse-tête, elle arrive à faire les casses-tête simples de un morceau facilement, mais ce qu'elle préfère se sont les casses-tête à plusieurs morceaux qui occupent beaucoup ses journées.

Pour terminer : une photo de ma puce, future montessorienne. :) 
Lorsque ma puce fait une petite sieste, il arrive que son réveil coïncide avec nos activités Montessori. Afin d'inculquer tout de suite de bonnes habitudes à ma puce pour plus tard (lorsqu'elle fera des activités en même temps que la grande), je lui apprends quelques règles importantes de ces séances (les règles visant simplement à ce que chacun puisse travailler dans le calme pour ne pas nuire à la concentration ; ce qui ne veut pas dire de ne pas bouger ou de ne pas parler, mais simplement dans le calme pour respecter les autres qui travaillent). Une des premières règles est qu'un enfant qui travaille sur son tapis à le droit de ne pas être dérangé. Donc, chacun travail sur son tapis, et n'intervient pas dans le travail de l'autre (il peut observer ce que l'autre fait, mais ne pas toucher au matériel que l'autre enfant emploi à ce moment). Bref, dans la pédagogie Montessori les enfants peuvent choisir de travailler sur une table ou par terre. Lorsqu'ils veulent travailler au sol, ils se prennent un tapis qui délimite ainsi leur surface de travail sur lequel ils ont le droit de ne pas être dérangé. 
Tout ça pour dire que ma puce adore son tapis. Sortir, installer son tapis, et tenter de le rouler pour aller le reporter à sa place est un réel plaisir. De plus, elle s'installe sur son tapis avec une activité avec un enthousiasme incroyable. Alors, tranquillement, pas vite, ma puce intègre nos séances Montessori. Une des premières démonstration des activités de Vie Pratique est justement de dérouler, puis rouler son tapis. :) Pour le reste, elle installe son tapis devant son étagère de jeux, donc elle choisit un jeu. Et, je tente de lui inculquer une autre règle des séances Montessori : ranger son matériel avant d'en sortir un autre. Haha! Ce n'est pas gagné! Mais elle est encore petite. Je le fais beaucoup avec elle, l'important c'est l'acquisition de bonnes habitudes lentement, mais sûrement afin que les séances se passent bien lorsqu'elles seront deux en même temps tout le temps. 

vendredi 13 janvier 2012

Vive la peinture à doigt!!!

Les enfants s'en sont donné à coeur joie dans la peinture aujourd'hui. Lorsque j'ai vu ma puce avec de la peinture bleu et jaune dans les mains, je me suis dit : 'tiens, tiens voilà une occasion de plus d'expérimenter le mélange des couleurs primaires'. J'ai dit à ma grande : 'regarde Ti-coq a les mains jaune et bleu... de quelles couleurs crois-tu qu'elles seront si elle les frottent ensemble?'. Et, on a demandé à ma puce de frotter ses mains ensemble en faisant le geste, ce qu'elle s'est empressée de nous imiter. Et voilà! De belles mains vertes! 
Cela a beaucoup amusé ma grande qui s'est empressée de s'enduire les mains de rouge et de bleu pour se faire de belles mains mauves. :)
Que j'ai eu du plaisir à laver tout ça après!!! :) La prochaine fois, je met ma puce qu'en couche pour ces séances de peinture. :)

mercredi 11 janvier 2012

Liens avec des variables susceptibles d’influencer les résultats aux tests de rendement académique

Voici la suite de l'impact de l'éducation à domicile sur le rendement académique. Ici, il sera question des liens avec des variables susceptibles d'influencer les résultats aux tests de rendement académique. En effet, lors de mon billet précédent libellé 'Ce qu'en disent les recherches', j'ai présenté des recherches montrant que les jeunes éduqués à domicile obtenaient un rendement académique supérieur ou égal aux jeunes éduqués à l'école traditionnelle. Ici, je vous présente des études qui ont tenté de voir s'il pouvait y avoir d'autres variables (autre que le fait d'être éduqué à la maison) qui pourraient expliquer les résultats supérieurs de ces jeunes. 

1. Les parents éduquant leurs enfants à domicile sont en moyenne plus éduqués que la population générale. Est ce que ce fait pourrait expliquer les résultats supérieurs des jeunes éduqués à domicile? Dans le projet d’étude de Wartes (1990), celui-ci a observé que même les élèves dont les parents ont 12 ans et moins d’éducation obtiennent des résultats supérieurs au Stanford Achievement Test (SAT)Celui-ci conclut que la peur que les enfants de parents moins éduqués soient académiquement désavantagés ne reçoit pas de support de ces résultats. Même conclusion du côté de l’étude de Rakestraw (1988) : le niveau d’éducation des parents n’affecte pas la performance des enfants aux tests. Même chose du côté de l’étude de Richman et al. (1990) (et Russell, 1994) puisque ceux-ci ont observé une très faible relation entre le niveau d’éducation des parents et les résultats des élèves éduqués à domicile. 

2. L’étude de Rudner (1999) a pour sa part observé une différence dans le niveau de performance des élèves éduqués à domicile dépendamment du niveau d’éducation de leurs parents. En effet, dans son étude, les élèves de parents ayant un diplôme de niveau collégial ou plus performent davantage que ceux dont leurs parents n’ont pas de diplôme collégial. Par contre, les élèves éduqués à domicile qui ont des parents sans diplôme collégial ont tout de même des résultats supérieurs aux élèves éduqués dans les écoles publiques, comme dans le projet d’étude de Wartes (1990). En sommes, bien que le niveau d’éducation des parents semble avoir une influence sur la performance aux tests, cette seule variable ne semble pas être la seule cause expliquant que les jeunes éduqués à domicile obtiennent des résultats supérieurs ou égaux à la moyenne nationale même lorsque les jeunes ont des parents moins éduqués. Les études de Ray (1997, 1994, 2009) obtiennent les mêmes résultats, spécifiant que bien qu’il y ait relation entre le niveau d’éducation des parents et les résultats aux tests de rendement, cette relation est faible. De plus, cette relation est généralement plus faible pour les élèves éduqués à domicile que pour les élèves allant à l’école publique (NCES, 2007). C’est-à-dire que les résultats des élèves allant à l’école publique seraient davantage influencés par l’éducation de leurs parents que les résultats des élèves de l’éducation à domicile. Ainsi, l’écart entre le rendement académique d’un élève dont les parents seraient peu éduqués et le rendement académique d’un élève dont les parents seraient plus éduqués (exemple, ayant un baccalauréat) serait plus grand chez les élèves allant à l’école traditionnelle que chez les élèves de l’éducation à domicile.   

3. Pour ce qui est de la relation entre le revenu familial et le rendement académique des jeunes éduqués à domicile, les études n’observent aucune relation ou une faible relation. L’étude de Wartes (1990) et Richman et al. (1990) conclu que le revenu familial est un faible prédicteur du succès des élèves éduqués à domicile, alors que l’étude de Russell (1994) conclut que cette variable n’est pas un prédicteur du rendement académique de ces jeunes. Pour sa part, l’étude de Rudner (1999) obtient une différence significative concernant le rendement académique des jeunes éduqués à domicile basée sur le revenu familial. Les enfants des familles à revenu élevé ont des résultats significativement supérieurs aux enfants des familles à faible revenu. Pour sa part, Ray (1997, 1994) n’a pas observé cette relation dans ces études canadiennes et états-uniennes. Par contre, il a observé cette différence lors de sa plus récente étude états-unienne (Ray, 2009). Dans cette étude, plus le revenu familial était élevé, plus les enfants avaient des résultats élevés aux tests de rendement standardisés. Par contre, cette relation est très faible. De plus, même lorsqu’on observe une telle relation, les enfants vivant dans une famille à faible revenu obtiennent tout de même des résultats supérieurs à la moyenne des élèves fréquentant les écoles publiques (Wartes, 1990 ; Ray, 2009).

4. Quelques études ont examiné si le niveau de structure de l’enseignement à domicile avait une influence sur le rendement académique des jeunes. L’enseignement à domicile pouvant être pratiqué de diverses manières, allant de l’enseignement très structuré où le parent suit un programme scolaire prédéterminé au non structuré comme l’unschooling où aucun enseignement formel n’est prodigué à l’enfant. Les résultats des recherches ayant été effectuées sur cette question ne semblent pas démontrer de forte relation entre le niveau de structure et les résultats académiques. Les études de Richman et al. (1990) et Wartes (1990) ont observé peu ou pas de relation entre le niveau de structure et les résultats académiques. Richman et al. (1990) concluant que les décisions politiques visant à imposer un programme structuré ou un nombre minimum requis d’heures d’enseignement formel par semaine n’obtiennent pas de support empirique. La conclusion de Richman et al. (1990) concernant le nombre d’heures d’enseignement formel est également confirmée par l’étude de Ray (1994) qui n’a pas obtenu de corrélation entre le temps passé à des activités d’enseignement formel et le rendement scolaire des jeunes éduqués à domicile.

5. Ray (1997, 2009) a tenté d’analyser s’il y avait une relation entre le niveau de contrôle de l'État sur l’éducation à domicile et le rendement académique. En effet, il a classifié les États selon leurs politiques de contrôle à l’égard de l’éducation à domicile. Les États classés dans la catégorie « contrôle bas » sont ceux qui ne requièrent aucun contrôle. Ceux classés dans la catégorie « contrôle modéré » sont ceux qui requièrent que les parents envoient à l’État des résultats du rendement académique de leurs jeunes par le biais de tests ou par le biais d’une évaluation des apprentissages par un professionnel. Ceux classés dans la catégorie « contrôle élevée » sont ceux qui requièrent la même chose qu’à la catégorie « contrôle modéré » en plus d’autres exigences comme suivre un programme approuvé par l’État, que les parents soient diplômés en enseignement, ou qui imposent des visites par des officiels de l’État. Les deux études de Ray n’ont montré aucune relation entre le niveau de contrôle exercé par l’État sur l’éducation à domicile et le rendement académique des jeunes. Ce qui amène celui-ci à conclure qu’il n’y a aucune évidence que l’augmentation du contrôle à l’égard des familles pratiquant l’éducation à domicile améliorerait les apprentissages des enfants enseignés à domicile.

Conclusion : 

Comme le souligne l’étude Maarse Delahooke (1986) il est également possible que leurs résultats supérieurs puissent s’expliquer par le fait que les parents qui choisissent d’éduquer leurs enfants eux-mêmes ont un grand intérêt pour l’éducation et un fort désir de contribuer et de s’investir dans l’éducation de leurs enfants. Ce qui fait en sorte qu’il serait impossible et même présomptueux de conclure que l’éducation à domicile est une meilleure option éducative pour tous les jeunes, et donc que tous les jeunes auraient de meilleurs résultats académiques en étant éduqués à domicile. En effet, un parent qui ne serait pas intéressé par l’éducation ou qui n’aurait pas le désir de s’investir à temps plein dans l’éducation de son enfant (plutôt que seulement pour les devoirs du soir) pourrait faire en sorte que ce jeune obtienne des résultats moindres que s’il fréquentait les bancs d’école. Je crois, en effet, que pour être efficace, le choix de l’éducation à domicile doit être fait par des parents qui désirent s’investir en temps et en énergie dans l’éducation de leurs enfants. Finalement, il est possible que les résultats supérieurs aux tests de rendement académique observés dans certaines études soient également expliqués par le faible ratio élève-professeur qui est plus probable lorsque l’élève est éduqué à domicile. En effet, l’élève éduqué à domicile bénéficie d’un faible ratio élève-professeur qui lui permet, par exemple, d’avoir un enseignement plus personnalisé, qui suit son rythme, qui lui fournit des rétroactions au fur et à mesure, etc.        

Références

National Center for Education Statistics (NCES) (2007). NAEP Data Explorer analyses for 2007, 8th grade Reading, Writing, and Math. Récupéré le 16 octobre 2009 de http://nces.ed.gov/nationsreportcard/nde/  


Rakestraw, J.F. (1988). Home schooling in Alabama. Home School Researcher, 4 (4), 1-6.  

Ray, B.D. (2009). Homeschooling across America: Academic achievement and demographic characteristics. Salem: National Home Education Research Institute.


Ray, B.D. (1997). Strengths of their own---Home schoolers across America: Family caracteristics, students achievement, et longitudinal traits. Salem: National Home Education Research Institute. 

Ray, B.D. (1994). A nationwide study of home education in Canada: family caracteristics, student achievement, and other topics. Salem: National Home Education Research Institute.


Richman, H.B., Girten, W. et Snyder, J. (1990). Academic achievement and its relationaship to selected variables among Pennsylvania homeschoolers. Home School Researcher, 6 (4), 9-16.

Rudner, L.M. (1999). Scolastic achievement and demographic caracteristics of home school students in 1998. Education Policy Analysis Archives, 7 (8). Récupéré le 4 décembre 2008 de http://epaa.asu.edu/epaa/v7n8/


Russell, T.J. (1994). Cross-validation of a multivariate path analysis of predictors of home school student academic achievement. Home School Researcher, 10 (1), 1-13. 

Wartes, J. (1990). Recent results from the Washington homeschool research project. Home School Researcher, 6 (4), 1-7.  


Tableau des symboles

J'ai présenté aujourd'hui le tableau des symboles Montessori à ma grande.
Un vrai jeu d'enfant!
Au départ, je lui présente le tableau vide. Je place le 1 en haut à droite en lui disant : 'tu connais ça?'. Évidemment, elle répond que c'est 1. Et, je lui explique que c'est la colonne des unités. Elle place ensuite les autres unités (1 à 9). 
Ensuite, je lui donne 10 à placer, et je nomme qu'il s'agit de la colonne des dizaines. Puis, je lui montre le 20, en lui faisant remarquer le 2, et en disant que c'est 2 dizaines ou 2-dix. Ensuite, elle place les autres dizaines, en disant 3-dix, 4 dix, etc. Ici, on ne dit pas 20, 30, 40 ; il ne s'agit que de vocabulaire qui sera acquis plus tard (quoique ma grande connaisse tout de même déjà 20 et 30). L'important ici c'est que l'enfant comprenne la numération. Donc, oui, 20 s'appelle vingt, mais surtout 20, c'est 2-dizaines (ou 2-dix). Comprendre ça d'abord aidera grandement pour la suite. Simplement connaître le nom du symbole 20 n'aide pas à comprendre c'est quoi 20 exactement. Donc, on commence ici en disant 2-dix, 3-dix, etc pour bien comprendre ces quantités. 

Encore une fois pour une présentation de l'activité plus en détail écrit pour une personne formée Montessori, allez voir ici.  

lundi 9 janvier 2012

Fiches additions - soustractions de 0 à 10

Voici des petites fiches à télécharger pour travailler les additions et soustractions faites par ma cher soeur infographiste : web_walkey@hotmail.com

Les premières sont avec des images pour les débutants. Ensuite, c'est avec des chiffres ; l'enfant pouvant utiliser du matériel de manipulation (jetons ou autres) au début, et lorsqu'il prend de l'assurance, il peut tenter sans. Encore une fois, ces fiches sont d'inspirations Montessorienne, c'est à dire auto-corrective. Donc, l'enfant met la pince à l'endroit qu'il croit être la réponse, et vérifie à l'envers de la carte. Ici, des photos des fiches avec images. Il y en a aussi avec seulement des chiffres pour les plus avancés.
Vous pouvez les télécharger ici : 




samedi 7 janvier 2012

Semaine du 9 au 13 janvier 2012

Cette semaine :

Calligraphie :

Toujours même chose. Je laisse libre puisqu'elle écrit tout le temps depuis quelques temps, et ce d'elle-même. Pourquoi imposer alors? :)
Par contre, je vais lui proposer la calligraphie des chiffres 5, 6 et 7, ayant constaté à plusieurs reprises dernièrement qu'elle les écrivait parfois à l'envers.

Lecture :

-On continue les dictées muettes Montessori. Je lui en demande à tous les jours, mais seulement 3 mots. Cela lui convient mieux que 2 dictées par semaine, mais avec 9 mots, ce qui la décourageait. Avec 3 mots, elle les écrit avec plaisir avec l'alphabet mobile et est fière d'elle. Cette semaine, je reprends les mots de la dictée 2 (elle les a tous réussi du premier coup, donc c'est simplement une révision), puis elle commencera la dictée 3 (elle en a déjà écrit (canapé, vélo et épi) sans difficulté).
-Grammaire 3D (on fera une autre petite activité cette semaine)
-Son 'oi' et 'an' dans le recueil d'activités Raconte-moi les sons. Deux sons cette semaine, sons qu'elle connaît déjà les ayant accroché sur le mur depuis quelques temps suite à l'écriture spontanée de sa part qui nécessitait la connaissance de ces sons. Nous lirons également les histoire dans le livre Raconte-moi les sons qu'elle adore. Même bébé (20 mois) l'adore, s'amusant à reproduire les sons avec nous. Donc, pendant que la grande apprend à lire, bébé apprend à bien prononcer les sons. :) 

Mathématique :

-Suite avec le serpent positif. En fait, je le complique un peu. Au lieu d'avoir toujours un total de 10 avec deux barrettes, je vais utiliser parfois 2 barrettes colorées, parfois 3 barrettes colorées qui feront un total de 10. Elle devra donc davantage prêter attention lorsqu'elle compte afin que son serpent soit juste. Ensuite, je verrais si elle est prête pour le serpent avec change.
-Présentation du tableau des symboles que je viens de terminer durant les vacances des Fêtes! J'ai hâte de lui présenter ; ma grande m'ayant dit à mainte reprise en voyant le tableau en construction 'Wow! Il est beau ton tableau maman!' :)
Ce tableau servira avec les perles dorées et le jeu de la Banque. Nous jouerons donc également à la banque ; je lui demande à présent de m'apporter 2 quantités, par exemple, 200 et 10. Elle se débrouille très bien, donc je vais probablement également lui demander 3 quantités vers la fin de la semaine.
-Addition et soustraction avec fiches faites par ma soeur (fiches très visuelles, et avec auto-correction). Les photos viendront plus tard cette semaine.

Culture :
Nous entamons notre thème du temps qui passe (saisons, jours de la semaine, mois de l'année...). Les saisons et les jours de la semaine sont bien connus de ma grande. Nous en ferons une révision avec ce jeu trouvé sur le merveilleux Blog À la douce.

Ne reste que les mois de l'année pour atteindre les objectifs de la maternelle. Je vais aller faire un tour à la bibliothèque pour y trouver des livres pour enfant parlant des 12 mois de l'année.

Également, pour bien prendre conscience du temps qui passe, et de la longueur d'une année, j'ai commencé à installer la poutre du temps Montessori. 
Chaque jour, nous collons l'étiquette du jour de la semaine. Je vais bientôt coller toute la poutre du temps, et y indiquer les fêtes importantes. Ainsi, elle pourra voir le temps qui reste avant chaque fête, et éventuellement compter le nombre de jours qu'il reste avant un évènement spécial.


Voilà pour cette semaine!